Bi-goût

Ah bah voilà, maintenant c’est ma copine Stef’ qui a craqué et qui a voulu sa veste hippy chic – hippy choc!!

Sauf que la demoiselle était indécise: dans les tons de vert? Dans les tons de violet? Et moi j’étais aussi indécise qu’elle au moment de commencer. J’ai fait le tour de mon stock et force était de constater qu’en vert je ne suis pas très fournie et que je n’aurais jamais eu de quoi lui faire uen veste entière dans ces tons. Donc, ce sera une veste bi-goût: vert et violet!

(ce projet peut s’intituler aussi « jamais 13 sans 14″ ou « eh oui, encore une! »)


Elle te plaît, Stéf???

Pour la maîtresse d’Hugo

La fin de l’année approche à grands pas et j’ai confectionné le cadeau de fin d’année de la charmante maîtresse d’Hugo
(qui est un peu trop charmante d’ailleurs, ça en est très énervant).

‘Tendez…Un p’tit coup d’acupuncture avant de vous le montrer…

Voilàààààààààààààà et hop, sur le mur!

Modèle « the lace mess shawl » dont vous aurez le tuto en cliquant sur le nom. Comme je ne sais pas si la maîtresse est une fofolle comme moi, j’ai zappé les trous pour un aspect plus « classique » de la chose.

En flammé lin de Bergère de France, 2 pelotes, fil double, aiguilles 9 mm.

Et pour l’accompagner un bracelet « Rock’n'wool » 

J’espère que tout ça lui plaira…Hugo fera une petite production picturale pour accompagner.

Pour Marie-Pierre

Marie-Pierre marie son fils unique cet été, autant dire que la maman du futur marié veut que ce soit un beau jour pour lui, et elle veut être à la hauteur de l’événement en se faisant toute belle elle aussi!

Aussi, elle a choisi une belle robe bien colorée (faut dire qu’elle vit dans les îles aussi), et elle a fait appelle à moi pour confectionner les accessoires qui viendront la sublimer encore plus!

Voilà la robe choisie par Marie-Pierre 

et le châle (modèle Wingspan que vous trouvez ici: http://www.ravelry.com/patterns/library/wingspan-2)




Laine Impact 3.5 de Phildar, aiguille circulaire N°4.5 mm. modèle toujours très agréable à réaliser (même si à la 8ème section y’a des « j’enaimarre j’enaimarre j’enaimarre » à peine audibles qui sortent de ma bouche ^^)

Et un bracelet Rock’n'wool dans les tons de jaune: ICI

Voilà, Marie-Pierre, j’espère que tu seras la plus belle pour aller danser héhéhéhéhé, et amener ton fils à l’autel, la larme à l’oeil, comme toute maman qui se respecte :)

Pour la fête des grands-mères

Hein? Quoi? Un petit anachronisme? Rho si peu, si peu…Nan mais franchement, quelle idée de fixer la date de fêtes des grands-mères le même jour que mon anniversaire, et que le même week-end où on fête l’anniv’ d’Hugo avec ses copains! Je ne peux pas tout gérer à la fois, moi!

Bon, on va se rattraper avec une jolie idée trouvée sur Pinterest!

Pour cela il faut de la peinture acrylique (plusieurs couleurs), des mains enfantines (consentantes, de préférence), un pinceau, de l’eau, de quoi se nettoyer toussa toussa…

Allez, zou, on commence!

Bon, ok, c’est bien beau, mais qu’est-ce qu’on en fait?

Ben déjà on retourne la feuille:

 et on va y ajouter des ronds blancs à ces mains colorées 

(et en même temps, on occupe #3 avec de la peinture à l’eau, hein, ça craint moins que l’acrylique )

Bon, on ajoute des triangles oranges entre les ronds blancs  des p’tits ronds noirs dans les grands ronds blancs…

(pendant ce temps, à Vera Cruz )

On ajoute des traits marrons 

Et oui! On fait des jolies chouettes perchées sur leur arbre!

Même qu’on va rajouter une lune, une étoile et des feuilles aux branches! On est trop des oufs!

(et pendant ce temps, le massacre à l’eau continue )

Et donc on obtient ces oeuvres d’art, touchantes de naïveté et chargées d’amoûr enfantin. Et c’est déjà pas mal!


Oeuvre à dominante Gaëlénique


Oeuvre à dominante Hugoléenne

Allez, bonne fête en retard les grands-mères :)

« Le portique »

Dernière livre lu en date: « Le portique » de Philippe Delerm.

Sébastien, un professeur de français, souffre de malaises, d’un mal de vivre lancinant.

Il décide un jour en regardant son jardin qu’il lui faut un portique en plein milieu pour reprendre le cours de sa vie en main. La maison est pleine des souvenirs d’enfants de ses deux grands enfants partis vivre leurs vies, leurs études, mais qu’il voit régulièrement, sa femme est professeur de musique à mi-temps et s’investit dans un groupe musical, il a une vie simple, sans plus de tracas que cela. Donc pour quoi ces malaises?

Il se met donc en quête des matériaux nécessaires à la construction du portique, le met en place, et après l’histoire part sur le personnage en oubliant l’objet (du moins c’est la sensation que j’ai eu). Sébastien après 2 semaines de vacances, passe ensuite une visite d’un inspecteur d’Académie dans sa classe, en résulte une discussion teintée de mépris pour les nouvelles directives d’enseigner décidée par l’Académie Nationale et par le mépris de l’inspecteur envers cet enseignant qui essaie de résister, par amour de son métier, par amour de transmettre et qui se soucie de provoquer des réactions, un échange avec ses élèves. V’là t’y pas que cette discussion ça l’a tout regaillardi notre Sébastien et que du coup, PAF il tond une allée dans les herbes hautes et folles qui vont du portique jusqu’au fond du jardin vers 3 granges abandonnées qu’il décide -PAF- de réaménager en lieu de concert pour sa femme, son groupe musical et leurs amis. Et il vécut heureux jusqu’à la fin de ses jours (en gros). Sur ce, lors d’un concert amical dans ces granges un bête accident fait que le portique s’écroule mais ce n’est pas grave. Et c’est la fin.

J’ai été un peu étonnée, peut-être n’ai-je pas compris le livre de suite.

C’est seulement là en écrivant cette critique que je me rends compte de quelque chose: le portique lui a permis de faire le lien avec sa vie d’ »avant », père accompli, maison pleine d’enfants, qui manquent un peu (syndrome du nid vide?), d’où peut-être ces malaises; et l’étude de son jardin, la réflexion à l’organiser à nouveau a peut-être été pour lui le déclic pour se considérer comme un homme, avec ses désirs de profiter de la vie, des plaisirs simples de voir des fleurs s’épanouir, et via cette pièce centrale imposante il a repensé son chemin de vie (l’allée tondue dans les herbes folles) vers ces 3 granges abandonnées qui représentent sa nouvelle vie, remplie de la passion de sa femme, du plaisir qu’il a à partager des moments entre amis avec ces musiciens, et la nouvelle place de choix qu’il leur accorde dans sa vie et aménageant ces lieux pour eux. Et à la fin, le portique s’effondre, mais Sébastien n’a plus besoin de sa « béquille » mentale, il a repris le cours de sa vie en main.

Hééééééééééééééé, mais en fait il était bien ce livre ^^